Pleudihen-sur-Rance (22)

Caporal parachutiste S.A.S.
Émile BOUÉTARD
né à PLEUDIHEN le 4 septembre 1915
Tombé à PLUMELEC le 6 juin 1944 à 0h 40
« Il fut le premier
de tous les soldats alliés
à mourir pour notre libération »
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Cérémonie du 18 juin à Pleudihen-sur-Rance
A cette cérémonie, il est rappelé les noms des quinze Pleudihennais condamnés à mort par le gouvernement de Vichy pour avoir répondu à l’appel du général de Gaulle :
Bouétard Émile, Colombel René, Ferragu Joseph, Fermine Ernest,
Jacob Pierre, Journée René, Heudes André, Ledeist Eugène,
Morel Jean, Nevou Constant, Trémaudan Roger.
Sont Morts pour la France :
Ferragu Joseph, le 18 février 1942, à bord du sous-marin Surcouf.
Bouétard Émile, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, au parachutage de Plumelec.

Cérémonie du 18 juin 2005
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Émile BOUÉTARD
1er combattant de la Libération
Mort pour la France le 6-6-1944 »
Le 8 juin 1980, un monument est inauguré à la mémoire d’Émile Bouétard, à proximité du lieu de l'accrochage, au village Le Halliguen. A l’occasion, une allocution fut prononcée par le capitaine Déplante, ancien chef du stick « Pierre 2 » et par le maire de Plumelec, M. Guyot : « Que ce monument que nous venons d’inaugurer soit avant tout pour notre jeunesse le symbole du devoir et du courage dont a fait preuve cet homme qui n’a pas voulu abdiquer sous le joug nazi… ».




La rue "Emile Bouétard", située auprès de la Mairie de Plouguernével (22), a été inaugurée le 8 mai 2009, en présence des nièces et des neveux du parachutiste, de M. Alain Guéguen Maire de la ville et de nombreux sympathisants.

Cérémonie du 8 mai 2009
Musée de la Résistance bretonne (56)


Témoignages
Lettre du 17 février 1946, du Major W. Angus-Jones :
Rien ne peut consoler une mère de la perte d’un fils comme Émile et je connais sa douleur. Que Dieu l’aide à la supporter (…).
Témoignage de Loïc Raufast
Témoignage de Achille Muller, ancien S.A.S., juin 2006
Pour moi, qui ai par la suite commandé plusieurs compagnies de combat en Indochine puis en Algérie, je puis vous assurer que j’aurais aimé avoir beaucoup d’Hommes comme lui parmi mes personnels (…).
Extrait d’un discours prononcé à Plumelec, par Georges Caïtucoli , ancien S.A.S.
Il ne savait pas, le "petit vieux" qu’après lui, dans quelques heures, des dizaines de milliers d’hommes des forces alliées, sur les plages de Normandie, offriraient leurs vingt ans pour que revive la France.
Il ne savait pas que sa mort héroïque deviendrait cinquante ans après un formidable symbole et servirait d’exemple aux générations futures. Mais je crois qu’il savait, au moment où il foulait à nouveau le sol de sa Bretagne natale, que la France était sauvée (...).
Retour haut de paged'Émile Bouétard, décédé le 7 juin 2007.
Maurice Sauvé est né le 31 juillet 1924 à Pont-de-Metz, près d'Amiens, dans la Somme.
La ville d'Amiens est bombardée et détruite les 18 et 19 mai 1940. La famille Sauvé quitte Amiens pour Niort, mais revient à Amiens le 31 juillet 1940. Le jeune Maurice travaille alors au déblaiement de la ville pour permettre la construction d'une base aérienne. C'est alors qu'il entre "en résistance" contre l'occupant : crevaisons de pneus, croix de Lorraine peintes sur les murs, ... Repéré, il passe en zone libre en mars 1942 avec l'intention de s'embarquer à Marseille pour rejoindre l'Angleterre. Son projet, momentanément contrarié, il s’engage à la base aérienne de Lyon-Bron. Puis il est affecté à Rabat, au Maroc. Après le débarquement des Américains en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, il rejoint Alger où il est breveté radio Armée de l’air.
Maurice Sauvé qui a toujours à l’esprit le dessein de rejoindre l’Angleterre, s’embarque clandestinement, le 26 octobre 1943, à bord du transport de troupes Samaria. Il est arrêté à bord et interné à son arrivée à Liverpool, le 5 novembre 1943. Conduit à Londres, à la Royal Victoria Patriotic School, il y reste trois semaines pour subir des interrogatoires. Enfin, le 30 novembre 1943, il s’engage dans l’infanterie de l’air et rejoint Camberley.

Maurice Sauvé a 19 ans quand il s'engage au 4ème B.I.A.
Maurice Sauvé et les deux autres radios Pierre Etrich et Louis Jourdan sont prévus accompagner le stick Marienne qui doit être parachuté en Bretagne, la veille au soir du débarquement de Normandie.

en haut : Chamming's, Tocaven, Sauvé, Hoffmann, Devize, Paulin et Charbonnier,
en bas : Etrich, Jourdan, Quittelier et Hénin.

de g. à d. : L. Jourdan, M. Sauvé et R. Etrich.
Maurice et ses camarades sont emprisonnés à Vannes où ils subissent un interrogatoire « musclé », avant d’être dirigés vers l’Allemagne. A Chartres, ils sont emprisonnés au lycée Marceau et sont rejoints par d’autres prisonniers S.A.S. français. Conduits par le train vers l’Allemagne, les Français s’évadent entre Rethel et Sedan, sauf Maurice Sauvé. Il aide ses camarades à s’échapper, mais il ne peux pas se glisser par la trappe d’aération à cause de sa grande taille. A Trier (Trèves), le wagon est inspecté. Les Allemands s’apercevant de l’évasion « passent à tabac » Maurice. Il finit son voyage au stalag XIIA de Limburg. Le 4 août 1945, il est transféré au stalag IVB de Mulhberg.
Maurice Sauvé est libéré, ironiquement … par les Soviétiques le 9 avril 1945 et retrouve les siens le 3 juin.

Le 28 juin 2004, devant l'entrée du Musée de la Résistance bretonne, à Saint-Marcel. de g à d : Guy Le Citol, général Delort, Hubert Morati, Maurice Sauvé, Roger Flamand.

C’est le 9 juin 1944 que Louis Le Floch est parachuté à Saint-Marcel avec son bataillon. A son atterrissage, il apprend la mort de son ami survenue trois jours plus tôt.
Après la dispersion de la base « Dingson », dans la nuit du 18 au 19 juin, traqué par les Allemands, il gagne à pied les Côtes-du-Nord et arrive chez son père à Lancerf en Plourivo, en compagnie du S.A.S. Louis Darraud. Prévenus de leur arrivée, les Allemands recherchent les parachutistes dans le village. Les fugitifs, ont tout juste le temps de cacher leurs armes et de s’enfuir. Ils gagneront le maquis de Kerfot et se chargeront d’instruire les maquisards au maniement des armes et participeront à la libération de Paimpol le 17 août.
Après la libération de la région, Louis Le Floch rallie son bataillon, le 4th S.A.S., réorganisé et cantonné à Vannes. Il participe à l’opération « Spencer » sur la Loire, en septembre 1944, puis à l’opération « Franklin », dans les Ardennes belges, en janvier 1945. C’est à proximité d’Huldange, que Louis Le Floch couvrant la retraite de ses camarades, se retrouve complètement isolé derrière les lignes ennemies. Il parvient à se replier dans un bois infesté d’Allemands et reste tapi dans la neige par un froid glacial. Le surlendemain, alors qu’il est porté disparu par ses camarades, il réussi à regagner les lignes alliées, se glissant au travers des avant-postes ennemis. Souffrant de sévères gelures aux mains et aux jambes, il est évacué vers un hôpital de campagne américain puis dirigé vers la Grande-Bretagne.
Louis Le Floch se remet difficilement de ses gelures mais, deux mois après, à force de volonté, il réintègre le 3ème squadron du 4th S.A.S. et est parachuté en Hollande le 7 avril 1945, dans le cadre de l’opération « Amherst », la libération de la Hollande.

Louis Le Floch, au premier plan
Louis Le Floch tenait en haute estime Emile Bouétard. Avant d’être parachuté sur Plumelec (Morbihan), dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, Emile Bouétard lui avait confié la feuille de son Pay Book sur laquelle il avait inscrit l’adresse de sa mère afin de la prévenir en cas de décès. Louis Le Floch avait fait de même et avait donné son adresse à Emile Bouétard.
Durant sa retraite, Louis Le Floch n’avait qu’une seule photo exposée dans sa salle de séjour, celle d’Emile Bouétard.
Manifestations diverses
Musée du Souvenir des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan
Le 6 juin 2008, au Musée du Souvenir des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, s'est déroulée une cérémonie en l'honneur du caporal Emile Bouétard. La cérémonie, présidée par le général Jardin, président de l'Association des Amis du Musée du Souvenir et par le lieutenant-colonel David, directeur du Musée du Souvenir, était animée par le commandant Souprayen, conservateur du Musée du Souvenir. Assistaient à cette cérémonie chargée d'émotions : les nièces d'Emile Bouétard ; les maires de Guer, de Plumelec, de Pleudihen-sur-Rance et de Saint-Marcel ; M. Michaud, conservateur du Musée de la Résistance Bretonne de Saint-Marcel.
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La Saint-Michel 2008 à Pleudihen-sur-Rance
Le 5 octobre 2008, la Section Bretagne « des Capitaines COURTOIS et LE FUR » de l’amicale des anciens du 9ème Régiment de Chasseurs Parachutistes s’est rassemblée à Pleudihen-sur-Rance pour fêter la Saint-Michel. La journée a commencé par un dépôt de gerbe au Monument élevé à la mémoire d'Émile Bouétard (voir page Souvenir Français).



8 mai 2009, inauguration de la rue "Emile Bouétard - Caporal parachutiste Français - 1er mort du Débarquement" à Plouguernével dans les Côtes-d'Armor. Cette rue est située aux abords de la Mairie.
Malgré la pluie, une nombreuse assistance est venue rendre hommage au Parachutiste.
L'inauguration a été faite sous la présidence d'Alain Guéguen, Maire de Plouguernével, en présence des nièces et des neveux d'Emile Bouétard.
A l'issue de la cérémonie, un vin d'honneur était offert par la municipalité de Plouguernével. Le nouveau timbre-poste à l'effigie d'Emile Bouétard, édité par la municipalité de Pleudihen-sur-Rance, a été présenté au public et une exposition retraçait la vie d'Emile Bouétard.
Un grand merci à Michel Métayer, instigateur de cette inauguration.




Salut des drapeaux

65ème anniversaire de la mort d'Emile Bouétard, à Plumelec (56)
Le 5 juin 2009, un vibrant hommage a été rendu à la mémoire d’Emile Bouétard, à Plumelec, à l'occasion du 65ème anniversaire de sa mort.
35 drapeaux, les enfants des écoles, la famille d’Emile Bouétard, des anciens S.A.S. et de nombreuses personnes assistaient à cette cérémonie.


De gauche à doite : Guy LE CITOL, Jean WAITZMANN et
Gilles HAENTJENS.
Le 18 juin 2009, la municipalité de Pleudihen-sur-Rance a organisé une grande, belle et émouvante cérémonie en mémoire d’Emile Bouétard et des Pleudihennais qui ont répondu à l’appel du Général de Gaulle. La cérémonie a débuté par une messe en l’église Notre Dame de Pleudihen, brillamment animée par le groupe vocal de la paroisse. La messe a été suivie par la cérémonie au monument d’Emile Bouétard, situé aux Croix-Saiget sur la route de Dinan ; cérémonie placée sous la présidence de Madame la Sous-Préfète, en présence de la famille d’Emile Bouétard, de Monsieur le Maire, de ses conseillers, des drapeaux de nombreuses délégations d’anciens combattants, d’anciens parachutistes S.A.S., des enfants des CM1 et CM2, des pompiers de la commune, d’un détachement du 11ème RAMA et de nombreux Pleudihennais.
A l’issue de cette cérémonie les participants se sont rendus à la salle des fêtes pour l’inauguration de l’exposition consacrée à Emile Bouétard et à la libération de Pleudihen ; exposition qui restera ouverte au public tout l’été au centre culturel de Pleudihen.
Ce 18 juin 2009 restera un temps fort dans la mémoire des participants.

Messe en l'église Notre Dame de Pleudihen.


Dépôt de gerbes par Guy Le Citol, ancien S.A.S. et par M. le Maire.

Salut des drapeaux.

Allocutions de Mme la Sous-Préfète et de M. le Maire de Pleudihen.

Les Sonneurs du 11ème RAMA de la Lande d'Ouée de Saint-Aubin du Cormier.

A droite : les anciens parachutistes S.A.S. français et britanniques sont venus honorer la mémoire d'Emile Bouétard.

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2011 - Cérémonie de commémoration de l'Appel du 18 juin 1940
Le samedi 18 juin 2011, les
Pleudihennais ont commémoré la mémoire d’Emile Bouétard et des Pleudihennais
qui ont répondu à l’appel du général de Gaulle du 18 juin 1940. M. Michel
Vaspart, Maire de la commune, a rappelé dans son émouvante allocution la
détermination des quinze Pleudihennais ayant répondu à l’Appel.
La
cérémonie était placée sous la présidence de Monsieur le Sous-Préfet de
Dinan, en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires.

Monsieur le Sous-Préfet de Dinan a lu l'Appel.

Inauguration d'une stèle à la mémoire de trois soldats américains
En seconde phase de la cérémonie, une plaque a été dévoilée portant les noms des trois soldats américains du « 15th Cavalry Reconnaissance Squadron » tombés au Champ d’Honneur les 4 et 5 août 1944 lors de la libération de la commune de Pleudihen :
-le First Lieutenant Leo A. MOORE ;
-le Staff Sergeant Ivan E. MAY ;
-le Private Hollis BANKSTON.
La plaque a été dévoilée par le
Maire Michel Vaspart et par Werner Schultz, Président des anciens combattants
du « 15th Cavalry Group », venu spécialement des Etats Unis pour
cette cérémonie.
A l’issue de l’inauguration, le Président
Werner Schultz a remis une médaille de reconnaissance à M. Léon Chapon, pour
son action de résistant en 1944 et à François Souquet pour son travail de
mémoire.
Le drapeau des Etats Unis d’Amérique
et celui du « 15th Cavalry Regiment » étaient portés par le Président
et les membres de l’association « 15th Cavalry History Brittany Group »,
représentante officielle en France du régiment américain.
Cette très belle cérémonie était réglée par le général Jean Reungoat.


A gauche, un détachement d'élèves officiers des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan rend les honneurs.
A droite, Les deux médaillés Léon Chapon et François Souquet entourant le président Werner Schultz.

Le drapeau des Etats Unis d'Amérique, celui du "15th Cavalry Regiment" et le guidon du "15th Cavalry" entourés des drapeaux des associations patriotiques françaises.
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Le samedi 6 août 2011, l'association "Liberty Breizh Memory Group" et les associations locales des anciens combattants ont déposé une gerbe sur la stèle d'Emile Bouétard au Halliguen. Cette cérémonie avait été précédée par deux autres cérémonies : au mémorial des S.A.S. et à la ferme de Kérihuel.

Des membres de l'association en tenue S.A.S.

L'association au complet, en compagnie de Joseph Jégo, ancien Résistant, et de François Le Guen, organisateur de la cérémonie.
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Après la messe du Souvenir en l'église Notre Dame de Pleudihen, les participants se sont rassemblés autour du momument "Emile Bouétard" pour rendre un hommage solennel aux victimes des "Opérations Extérieures".


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5 juin 2014 - Plumelec

Le 11 juin 2014, une délégation de l’association américaine « 15th Cavalry History Brittany Group, chapter USA », conduite par son président Werner Schultz, était reçue par la municipalité de Pleudihen-sur-Rance. Le vétéran Américain James HANSON, 96 ans, était présent.
James Hanson a combattu au sein du 15th Cavalry Reconnaissance Squadron Mechanized qui a libéré Pleudihen le 4 août 1944. Ce jour là, James Hanson fut grièvement blessé à Doslet et fait prisonnier.
De nombreux Pleudihennais ont assisté à cette cérémonie qui a débuté par un hommage rendu à Emile Bouétard, puis aux trois soldats américains du 15th Cavalry qui ont été tués sur le sol pleudihennais le 4 août 1944.


De gaucheà droite : Eric Boété, président de l'association française 15th Cavalry History Brittany group France ; James Hanson, ; lieutenant de vaisseau Mike Wischnewsky de l'US Navy ; Michel Vaspart, Maire de Pleudihen-sur-Rance.

James Hanson en compagnie de deux anciens combattants de la 2ème DB.

18 juin 2014 - Pleudihen-sur-Rance

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