JEAN KÉRAMBRUN



Jean Kérambrun est né le 29 avril 1912 à  Kerbors, fils de Jean-Baptiste et de Anne-Marie Chevanton.
En 1932, il est incorporé au 24ème Régiment d’Infanterie à Versailles.
Cultivateur au Plessis à Kerbors, il épouse Yvonne Marie Le Roy, le 16 août 1938.

En septembre 1939, il est mobilisé au 120ème Régiment Pionnier à Bouviers, près de Versailles et se retrouve sur la frontière allemande à Sarreguemines le 12 septembre.
En mai 1940, les Allemands envahissent la France, les Pays-Bas et la Belgique. Son régiment se replie en abandonnant tout. Il suit alors un capitaine qui veut, avec une section, atteindre la Suisse.




Le 17 juin, alors que l’Armistice est demandé, il est fait prisonnier à Saint-Dié et est dirigé vers l’Allemagne. Il est prisonnier à Beckingen au Frontstalag XIb.
Fin mai 1941, il est transféré au camp de Boulay en France.
En août 1941, il travaille dans une ferme à Heidelsheim en Allemagne.

Le 6 avril 1942, il s’évade et rejoint Kerbors, pour peu de temps, avant de repartir à Paris pour finalement se retrouver à Clermont-Ferrand où on lui donne une fausse feuille de démobilisation.

En août 1942, il est de retour à Kerbors.

A l’automne 1943, il rencontre Jean Le Peuch et s’engage dans la Résistance sous le pseudonyme « Gustave », matricule 4803, dans le réseau de renseignements « Service B ».
Le secteur assigné à Jean Kérambrun couvre les communes de Guingamp, Plestin-les-Grèves, Quintin, Lannion, Plufur, Plouaret, Vieux-Marché, Belle-Isle-en-Terre. Au fil du temps, par ses liens avec Yves Trédran, il se retrouve également agent du réseau la Marseillaise.

En avril 1944, le réseau « Service B » est dénoncé et les arrestations se succèdent. Jean Kérambrun est arrêté à Trédarzec par les miliciens, le 21 avril 1944 ; mais il réussit à leur fausser compagnie. Blessé, il est rattrapé et conduit à la prison de Saint-Brieuc.

A la fin mai, il est transféré au camp « MARGUERITE » à Rennes ; puis le 28 juin 1944 à COMPIEGNE.

Le 28 juillet 1944, Jean Kérambrun est déporté à NEUENGAMME ; puis, le 18 août, à MASCHERODE ; le 22 août à BRAUNSCHWEIG ; début de l’année 1945, à VECHELDE ; le 25 mars 1945, à WATENSTEDT ; début avril 1945, à RAVENSBRÜCK ; enfin, à MALCHOW.

Le 2 mai 1945, les troupes russes libèrent le camp de Malchow. Jean Kérambrun, matricule 39627, est enfin libre. Il rejoint, à pied, la zone américaine à SCHWERIN et est évacué au Bourget par avion. Malade et terriblement affaibli, il retrouve sa famille à KERBORS, le 25 juin 1945.

Depuis sa libération, Jean Kérambrun n’a cessé de témoigner, « POUR NE PAS OUBLIER ! ».

Le 11 novembre 2005, Jean Kérambrun est nommé
Officier de la Légion d’honneur.

Jean Kérambrun, connu par tous sous le surnom de "JEAN BI", nous a quitté à l'aube de ses 102 ans, le 21 janvier 2014.


                                                                                                                                                                       




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